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Accueil |Le site de Juillé |Un lieu chargé d'histoire

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  • Maquette du site de JuiléMaquette du site de Juilé

Un peu d'histoire...

Les archives laissées par les différents propriétaires ainsi que la collecte de mémoire menée par l'Écomusée ont permis de retracer l'histoire de ce lieu.

 

Un lieu témoin

        L’origine de Juillé est inconnue, s’agit-il d’une ancienne villa gallo-romaine, du domaine de Julius, comme son nom pourrait le laisser supposer ?

        Au moyen âge c’est un hameau qui s’est constitué près d’une maison seigneurial, au sommet du plateau, dans un espace gagné sur la lande. Il est habité par quelques familles de petits agriculteurs qui tiennent leur parcelle ou tenure de la Maison Dieu de Montmorillon, moyennant le versement de redevances, ce sont les tenanciers.

 

        Aux XVIème et XVIIème siècles, la famille Babert achète de multiples terres sur les paroisses de Saulgé, Moulismes et Persac. En 1699, Joseph Babert de la Pilatière achète la grande métairie de Juillé et le lieu noble de la Motte Charon « où autrefois il y avait un châsteau construit… ».Il fonde ainsi la branche des « Babert de Juillé ». Comme partout en France, le système du métayage se met en place.

 

        Après une période de déclin au milieu du XIXe siècle, le site de Juillé est acheté en 1880 par Jean François Nouveau-Dupin, avocat qui deviendra maire de Montmorillon. A la fin du XIXe siècle, son action en faveur de l’agriculture est représentative de celle d’autres grands propriétaires qui investissent pour défricher, amender les sols, introduire de nouveaux assolements et améliorer les cheptels. Il constitue un domaine formé de huit métairies et installe un régisseur à Juillé. Il transforme et agrandit les bâtiments d’exploitation pour les rendre plus fonctionnels. Ces aménagements qui n’ont jamais été modifiés extérieurement donnent à l’ensemble architectural son aspect actuel. 

 

        L’agriculture connaît depuis quelques dizaines d’années des mutations rapides et profondes imposées par l’évolution de la société contemporaine. Pour des motifs variables, économiques et humains toutes les exploitations ne peuvent s’adapter et investir pour demeurer compétitives. C’est ainsi que de nombreuses unités de production agricole disparaissent dans un contexte de concentration des terres…L’histoire de Juillé est représentative sur ce point de celle de l’agriculture du Montmorillonnais et de bien d’autres régions rurales.  Abandonné en qualité d’unité de production agricole, Juillé conserve son potentiel paysager, historique et patrimonial pour des fonctions nouvelles au bénéfice de la collectivité.

 

          

          © Club photo Saulgé                                                                    © Ecomusée du Montmorillonnais

 

 

 

        Depuis cette date, Juillé n'a plus sa fonction agricole mais est  devenu un lieu identitaire  pour le pays Montmorillonnais en tant que centre d’interprétation de l’histoire rurale du territoire. Le parcours se développe sur 10 salles thématiques. En plus de l’exposition permanente le parcours présente des films sur l’histoire du lieu, mode de consommation, etc.. et des maquettes.  Il est complété par les dépendances aménagées en matériauthèque permettant de voir les matériaux utilisés dans l’habitat traditionnel, une reconstitution de la « Bugée » (nom local pour la lessive) et collection liée à la lessive, etc.. Et enfin depuis 2016, la Mairie de Saulgé a installé des panneaux le long d’un sentier d’interprétation (les chemins de  Juillé) sur environ 3km. Le texte de ces panneaux résulte du travail de l’Ecomusée qui a participé activement à ce projet.

        A disposition sur le site : Boutique avec des produits du terroir, audio-guides français, anglais, table de pique-nique, parcours pied-nu, etc…

        L’objectif de l’Ecomusée est qu’au fil de la visite vous puissiez découvrir les éléments clés de notre territoire. Ainsi vous découvrirez l'évolution de l'environnement, des productions agricoles, de l'alimentation et des enjeux du développement durable, mais aussi les modes de vie et de consommation des habitants.